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Dernière étape “roots” de l’année, la visite du parc Torres del Paine, au Chili (le passeport commence à se remplir de tampons, et c’est pas fini !). Le parc est à quelques kilomètres de Puerto Natales, où je laisserai l’essentiel de mes affaires pendant quelques jours. En effet, la visite du parc se fait traditionnellement en 4 ou 5 jours, sur le fameux circuit “W”. Le Lonely Planet précisait bien qu’il fallait réserver sa place en refuge, mais comme je ne savais pas du tout quand j’arriverais ici, j’avais omis cette étape. Erreur ! J’ai donc du prendre l’option camping, avec location d’une tente et d’un matelas, équipement minimum qui me manquait. 
Le premier jour, tout va bien, sauf les jambes (!) mais comme le temps est magnifique je fais l’effort de monter jusqu’au mirador Las Torres. La vue à l’arrivée vaut le coup, mais c’est tout (à part ça il n’y a rien de vraiment extraordinaire à voir en cours de route). 
Je partage ce constat mitigé avec plusieurs autres randonneurs… Le soir comme prévu je dors sous la tente, plutôt bien d’ailleurs, beaucoup de vent mais pas de pluie, pas de problème.
Changement d’ambiance dès le lendemain : je repars dans l’autre sens pour essayer de rejoindre la Vallée Francès, censée être le plus beau site du parc. Je suis en forme, le chemin est beaucoup plus beau, avec vue sur les lacs, rien de transcendant mais c’est déjà mieux que la veille. Malheureusement le temps commence à tourner. Et ici, quand le temps change, il ne traine pas ! Après 2 heures de marche, on ne voit plus les sommets, le vent me pousse parfois en dehors du chemin (bah j’suis un poids léger, et mon sac est volumineux !), une petite pluie fine commence à tomber. 
J’arrive au refuge Los Cuernos après 4h de marche, mais sans avoir rien vu cause brouillard intense et bas. Je suis rejoint peu après par Marc, un suisse que j’ai rencontré quelques jours plus tôt. Il est lui aussi assez déçu par le parc en général et le mauvais temps en particulier, mais bon, faut faire avec. On décide de rejoindre le refuge principal de Paine Grande, où on espère trouver une place (parce que camper dans ces conditions, merci !)
L’après midi on repart ensemble pour 3h30 de marche sur un très bon parcours qu’on effectue vitesse grand V vu que la pluie a redoublé depuis la fin de matinée. On arrive avec 1h d’avance, mais là, déception, une seule place disponible ! Je vais donc dormir dehors, sachant que toutes mes affaires sont déjà trempées (la pluie a traversé le sac, etc.). Dans ces cas là, le mieux pour être sûr de dormir c’est de prendre un bon somnifère ou assimilé. On se descend donc 2 bonnes bouteilles de rouge avant de se finir au pisco 😉 ZZZZzzzzz ! Bonne nuit les petits !
Réveil difficile le lendemain matin, non pas à cause du mal au crâne, mais parce que je me réveille au milieu d’une piscine ! Rien n’a séché, bien au contraire, et je me lève trop tard pour prendre le petit déjeuner, basta, je me casse… 
Alors vous allez me dire, Torres del Paine c’est nul ? Pas du tout ! Simplement les guides de voyage qui ne parlent que du circuit “W” sur lequel se précipitent tous les randonneurs sont à côté de la plaque. Certes on marche à flanc de montagne, mais ce n’est pas de là qu’on voit le mieux les choses, et franchement, même si je n’en ai fait qu’une petite moitié, il n’y a pas grand chose qui m’a épaté, et dès que la météo devient mauvaise, c’est carrément galère.
On s’est rattrapés le jour suivant, Marc ayant proposé l’idée de retourner voir le parc d’un peu plus loin, en en faisant le tour en voiture. Et là je dois dire que c’est peut être la plus belle journée que j’ai passé au Chili, au niveau des paysages et des sensations ! On a pu voir la “vraie” Patagonie chilienne, avec ses plaines à perte de vue, les sommets du parc (las Torres, los Cuernos) avec en contrebas des lacs de toutes les couleurs, du bleu profond au vert clair (si, si !). 

Un beau cadeau de Noël (oui, c’était le 25 décembre). J’en profite pour signaler que j’ai passé un excellent réveillon on ne peut plus “international”, au Chili, dans un restaurant africain, avec donc Marc le suisse & Marco l’italien, que je salue !