Autant Quito est une bien jolie petite capitale, autant Lima est une bien vilaine mégapole ! J’exagère à peine : pour une ville aussi vaste et aussi peuplée, on pourrait s’attendre en terme de centres d’intérêt touristique à un peu plus que 2 places (intéressantes, certes, mais seulement 2 ! La plaza de Armas avec sa fameuse cathédrale évidemment, et la plaza San Martin, bien éclairée et très animée la nuit) et un monastère, celui de San Francisco. D’accord, on peut visiter les catacombes du monastère, mais qu’est ce qu’on y trouve ? Des os, des squelettes, pas une seule bouteille de Bordeaux rouge ou de Casillero del Diablo, alors que la température est idéale, quel gâchis !
Ah si, il y a aussi quelques musées, notamment le Museo de la Nacion, qui valent le (long) détour. De toute façon à Lima le moindre trajet c’est 1/2h de taxi, et vaut mieux fermer les yeux et appliquer la méthode Coué pour se convaincre qu’on est en sécurité, qu’on ne va pas mourir au prochain carrefour, etc.
A voir également (tiens finalement je me rappelle des petites choses) les plages et le parque central de Miraflorès et le quartier Barranco.
What else ? Ah tiens, George, tu tombes bien : d’après la pub, le Pérou c’est le pays du café. Rectification : le Pérou c’est le pays de l’exportation de café ! Parce que sur place, pardon, même au Chili il est meilleur, c’est dire ! Bon, si, encore des petites choses à Lima : les ruines de Huaca Huallamarca, une ancienne pyramide au beau milieu de bâtiments relativement moderne. Tout l’opposé de la pyramide du Louvre. Sauf que je n’aime pas vraiment la pyramide du Louvre, et que je n’ai pas non plus été épaté par cette pyramide. Ce qui m’a le plus impressionné ce jour là c’est le brouillard qui est tombé d’un coup sur la ville. C’est un phénomène local assez fréquent, il a même un petit nom, c’est le garua, qui peut recouvrir toute la côte pendant une bonne partie de la journée.
Exit Lima, j’ai pris la direction du nord pour une petite randonnée dans la cordillère blanche, près de Huaraz, dans le parc national de Huascaran (du nom du sommet péruvien, 6768 m). Cette région du Pérou est beaucoup moins connue que le Sud, mais pour les randonneurs elle vaut vraiment le détour, c’est magique de se retrouver entre les deux cordillères ! Deux jours de randonnée sont nécessaires pour faire l’aller retour vers la laguna Urus à 3500 m d’altitude, une belle balade en pleine nature, sous un beau soleil, de beaux paysages, superbes photos en perspective : c’est le moment idéal pour tomber en panne de piles non ? La loi de Murphy supporte bien l’altitude ! Enfin, j’ai quand même réussi à faire quelque clichés.
Toujours un peu plus au nord, et encore au prix d’une nuit de bus, j’ai ensuite rejointTrujillo, sur la côte, et ses plages réputées surtout parmi les surfeurs : de bonnes vagues, et une eau assez fraiche pour dissuader les baigneurs ! N’étant pas particulièrement attiré par les plages ni par les surfeurs, j’ai préféré jouer la carte culturelle en allant visiter les différents sites archéologiques autour de Trujillo. Le plus intéressant est sans aucun doute celui de Chan Chan, l’un des plus grands sites du pays (environ 20 km²) construit par l’empire des Chimu entre 850 et 1400.