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Suite de mes péripéties bancaires : après avoir perdu ma carte bleue au Venezuela, j’ai passé 2 jours de plus à Santiago pour attendre la nouvelle, avant de me rendre compte une fois arrivé en Argentine qu’elle ne fonctionnait pas !
En attendant ça m’a laissé le temps de passer une excellente soirée dans le quartier Bellavista de Santiago, dans un club avec spectacle de danse et salsa jusqu’au bout de la nuit (enfin je ne suis pas resté jusqu’au bout, j’avais un bus pour Mendoza le lendemain matin).
Mendoza donc, en Argentine. C’est une petite ville tranquille, avec un plan tout simple : une grande place au milieu (plaza Independenzia) et 4 autres plus petites autour. Ca fait un peu Monopoly, mais c’est pratique pour s’y retrouver.
Il n’y a pas de vie nocturne à proprement parler, mais quelques rues très agréables, avec beaucoup de restos en terrasses. Samedi, c’est la fête du vin, ou comment se faire offrir quelques verres par des miss (oui, en France on a une miss par région, ici c’est une miss par vigne, c’est sympa aussi)
Lundi je pensais donc faire le plein de cash avant de filer vers Salta, dans le nord. Mais pour les raisons que vous savez, j’ai du changer mes plans et retourner à Buenos Aires (où se trouve les seules banques de tout le pays qui acceptent de distribuer du cash aux porteurs de Visa). A ce propos ça m’a permis de voir comment la crise financière de 2001 a modifié les comportements des argentins vis à vis de leur banque : c’est confiance zéro.
Ils tiennent absolument à faire leurs opérations en direct, et obtenir un reçu pour tout, histoire d’avoir une preuve (je sais pas vous, mais moi ça me fait bizarre, vu que je ne mets jamais les pieds dans ma banque qui de toute façon n’a pas d’agence). Bref, ça donne des files d’attente interminables, et quand enfin arrive ton tour, t’es pas sauvé : pour retirer 1000 pesos (250 Eur, le maximum autorisé par jour) il faut remplir un formulaire en 4 exemplaires, signer, mettre un coup de tampon, faire valider par la chef, qui signe à son tour, met un coup de tampon, et t’accompagne jusqu’à la caisse. Là le préposé examine la demande, ensuite il… Bah alors ? Il signe et il met un coup de tampon (z’aviez pas deviné ? C’était pourtant facile !) demande à sa collègue de jeter un oeil, et enfin, si si, consent à sortir les billets. Le tout prend à peine 1h, c’est rien pour quelqu’un de patient et compréhensif comme moi (grrrrr !)
Enfin, j’ai pu repartir avec un peu d’argent de poche, ça devrait me suffire pour rejoindre Rio de Janeiro dimanche prochain (comment ça, je vais débarquer en plein carnaval ? Ah ? Trop bête…)
Mais pour l’instant je suis à Puerto Iguazu, j’ai entendu dire qu’il y avait des cascades sympas à voir dans le coin…