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Rio suite et fin. Pas vraiment satisfait de ma visite, j’ai l’impression d’avoir tout vu et rien vu en même temps. Je ne sais pas si c’est dû à la permanente effervescence provoquée par le carnaval, ou au fait que je me sente un peu isolé (ah oui, je fais un vrai “blocage” avec le portugais, y a pas moyen, j’ai beau essayer de me convaincre que c’est comme de l’espagnol avec des “ch” et des “ao” partout, bah non, j’comprends pas un mot !)
Alors bon, je visite. A Rio il y a quelques incontournables, et il faut avouer que c’est mérité. Après le Pao de Azucar, je suis retourné au Corcovado, par temps clair cette fois, pour voir enfin le Cristo Redentor (a.k.a. “le plongeur” !) et profiter encore d’une vue panoramique sur la ville.
J’ai également fait un tour au jardin botanique, loin de bruit et de la chaleur du centre, une pause très agréable et accessoirement l’occasion d’exploiter à fond le mode “macro” de mon appareil photo…
Autre visite “classique”, les favelas. J’y suis allé avec une agence qui organise des visites en jeep, c’est original et en tout cas beaucoup plus sympa qu’en minibus. Après quelques recommandations d’usage (éviter de prendre en photo un jeune en moto armé jusqu’aux dents, et on en a vu pas mal) nous avons visité la favela de Rocinha, la plus grande. Et en fait c’est pas si effrayant que ça, ce sont de vraies maisons, pas des bidonvilles, et même, finalement : ils ont l’electricité gratuite, la télé par cable, internet, ils ne payent pas d’impôt et les dealers sont à chaque coin de rue : le rêve ! Franchement de quoi se plaignent-ils ? Oui, il faut connaitre l’origine de la création de ces quartiers pauvres pour comprendre, pour ça aussi c’est très intéressant de visiter avec un guide. Je vous laisse chercher sur Wikipedia, j’ai la flemme d’expliquer.
A part ça euh, ah oui j’ai failli oublier : le carnaval !! En fait je ne suis pas allé au Sambodromo (l’endroit où se déroulent les défilés des meilleures écoles de samba), mais j’ai passé pas mal de temps au milieu des défilés de rue. Chaque quartier organise sa parade, le calendrier est connu à l’avance, il est donc possible de courir d’un défilé à l’autre, et ce pendant plus d’une semaine, le tout dans une chaleur écrasante. Moi ça m’a un peu rappelé le départ du marathon du Médoc, sauf qu’ici absolument tout le monde est déguisé ! Autre point commun avec le marathon c’est qu’on finit la journée lessivé mais heureux (ou heureux mais lessivé, pour les plus pessimistes) !