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Les centres d’intérêt de Manaus (la ville en elle-même) sont limités : le théâtre Amazonas, l’église Sao Sebastao… Non, évidemment si on vient à Manaus c’est pour aller faire un tour dans la jungle amazonienne. Après l’avoir observée depuis le pont du bateau pendant près d’une semaine, il me tardait de voir vraiment comment c’est « de l’intérieur ».
Sur ce coup là, je suis bien tombé, j’ai passé 3 jours avec Gerry, un des pionniers dans le domaine (avec son équipe il organise des tours depuis 30 ans, après avoir été… chercheur d’or, entre autres !). Il vit dans un lodge au bord de l’eau, en plein coeur de la jungle, et passe ses journées à observer la nature, les animaux, etc. donc pendant 3 jours j’en ai profité à fond, d’autant que j’étais tout seul !
La première journée, on a commencé par une petite séance de pêche, mais les piranhas, ça s’attrape pas comme ça ! J’avoue, j’en ai pas chopé un, par contre ils ont soigneusement dévoré tous les morceaux de poulet que j’ai mis au bout de ma ligne ! Ensuite, balade en barque au milieu des lacs (on est en pleine saison des pluies, l’eau est assez haute : en 6 mois, elle monte d’environ 12 mètres !). Il faut être patient, ne pas faire de bruit, ouvrir grand les yeux et les oreilles, et on peut voir toutes sortes d’oiseaux, des singes, des dauphins, etc.
Le soir, on a attrapé des alligators (enfin, pas moi, cela dit ça a l’air facile comme ça : il suffit de les repérer avec la torche – astuce : leurs yeux brillent en rouge, dans le noir -, s’approcher doucement, tendre la main très vite et les attraper par le cou. Quand on n’a pas la technique on doit y laisser quelques doigts…
Deuxième journée : randonnée dans la jungle, avec le guide qui trace la route à la machette, Indiana Jones n’a qu’à bien se tenir. 3 heures de marche, assez tranquille mais avec l’humidité qui règne on termine quand même trempé. Là encore, Gerry a partagé sa science et m’a fait découvrir comment les indiens suvivent dans la jungle, qui leur tient lieu à la fois de garde manger et de pharmacie !
Le soir, retour dans la jungle cette fois pour y passer la nuit : pas de problème pour accrocher le hamac, je commence à être rodé, le plus difficile en fait c’est de faire du feu : toujours l’humidité, donc là encore faut être patient, y aller doucement, mais on a finalement pu faire griller les brochettes de poulet, miam !
Après le dîner, re-balade en bateau, cette fois pour attraper des poissons. Pas avec une canne à pêche, avec une lance. Ben voyons ! Mais ça marche, je crois que ça m’a encore plus épaté que le coup des alligators !
Pour la dernière journée on devait rendre visite à une famille native du coin, manque de bol la famille effectuait sa visite annuelle à Manaus. On a quand même pu visiter les lieux, la plantation de manioc et les installations qui permettent d’extraire la partie comestible, c’est rudimentaire mais efficace !
Et puis, quand même, je suis retourné à la civilisation, l’électricité, l’eau courante, «l’horloge pointeuse et les parcmètres automatiques sans lesquels il n’est pas de bonheur de terrestre possible» (Desproges dixit. Maintenant, je doute…).
Ainsi se termine ma visite du Brésil, prochaine destination… (à suivre)